Texte uniquement | Anglais
Version graphique | Anglais

News

Le PACA commence la création d’un Système intégré de gestion de l’information sur les Aflatoxines en Afrique (AfricaAIMS)

L'un des principaux défis de l’atténuation des effets des Aflatoxines en Afrique est le manque d'informations adéquates et la collecte de données harmonisées sur le sujet. Pourtant, l'information est nécessaire pour inspirer les politiques et les interventions, l’ordre de priorité pour l'allocation de ressources; et promouvoir la capacité et la sensibilisation des pays à la question des Aflatoxines. Grâce à l'initiative PACA, la Commission de l'Union africaine mettra en place un Système intégré de gestion de l'information sur les Aflatoxines en Afrique (AfricaAIMS) qui sera un "guichet unique" d'information pour obtenir des informations sur les Aflatoxines dans les secteurs de la santé, du commerce et de l'agriculture. Les données sur AfricaAIMS seront «produites localement» et appartiendront aux États membres de l'UA et aux Communautés économiques régionales respectives (CER). Les informations sur AfricaAIMS profiteront aux décideurs, aux organes de réglementation, aux investisseurs potentiels, aux agences techniques (santé, commerce et agriculture), aux chercheurs, aux agriculteurs, aux organisations de la société civile (OSC), aux organisations non gouvernementales (ONG), aux partenaires du secteur privé sur toute la chaîne de valeur et à d'autres parties intéressées. En septembre et en octobre 2014, le Secrétariat du PACA a organisé des séances de formation pour les pays pilotes. Le Secrétariat a donné également des conseils sur la manière dont les autres pays peuvent apporter des données à AfricaAIMS. 

Partenaires du PACA avec les pays pilotes sur les trois principales activités

Après la réussite de l'atelier de lancement des activités des pays pilotes du PACA en juin 2014, le PACA, le COMESA et la SADC ont organisé des tables rondes au Malawi, en Tanzanie et en Ouganda ; le PACA et la CEDEAO ont organisé des tables rondes en Gambie et au Sénégal pour obtenir les contributions et l'approbation des autorités nationales pour la mise en œuvre des activités. Ont participé aux réunions les représentants de chaque gouvernement, la Commission de l'Union africaine, la Communauté économique régional concernée, et différents experts et parties prenantes pour discuter des activités du PACA et du processus de mise en œuvre dans les pays pilotes. Au cours des débats des tables rondes, les délégués ont reconnu le travail en cours dans ces pays et formulé des recommandations pour renforcer davantage les programmes actuels. Les représentants ont convenu de trois principales activités initiales dans les cinq pays pilotes et reconnu que ces activités appuient pleinement les programmes et activités en cours liés aux Aflatoxines dans les pays:  

  • activité 1: Mettre en place un Système intégré de gestion de l’information sur les Aflatoxines (AfricaAIMS);
  • activité 2: Soutenir un Plan d’action et une analyse de la situation dirigés par le pays (C-SAAP); et
  • activité 3: Intégrer la sécurité alimentaire et la lutte contre les Aflatoxines grâce à l'initiative du PACA dans les  Plans d'investissement pour la sécurité alimentaire et agricole nationale du CAADP (Mainstream FoodSAC).

 

Le PACA Sélectionne des pays pilotes et organise un atelier de lancement

Le PACA, en collaboration avec les Communautés économiques régionales, a sélectionné cinq pays pilotes pour entreprendre les activités de lutte contre les Aflatoxines en utilisant les critères convenus lors de la 10ème Plate-forme de Partenariat du CAADP en mars 2014. Le PACA a le plaisir d'annoncer que la Gambie, le Malawi, le Sénégal, la Tanzanie et l'Ouganda constituent le premier groupe de pays pilotes. Un atelier de lancement des activités des pays pilotes du PACA s’est tenu du 10 au 11 juin 2014 à Dar-es-Salaam (Tanzanie). L'atelier a porté sur l'examen et la discussion des activités prévues pour 2014. Lors de l'atelier les participants ont  convenu de la méthodologie et du calendrier pour la mise en œuvre des activités dans les pays pilotes. Ont participé à l'atelier les autorités en charge de la sécurité alimentaire, les universitaires et les ministères de tutelle de tous les cinq pays pilotes (des secteurs de la santé, du commerce et de l'agriculture) ainsi que les représentants des Communautés économiques régionales correspondantes. Lors de la réunion, les Etats membres et les Communautés économiques régionales ont reconnu l'importance d'une information adéquate et fiable sur les Aflatoxines pour inspirer les politiques et les interventions en matière d’atténuation des effets des Aflatoxines. Le Système intégré de gestion de l’information sur les Aflatoxines en Afrique (AfricaAIMS) a donc été salué et approuvé. AfricaAIMS produira des données locales fiables pour inspirer les politiques dans les pays où il est mis en œuvre.

The AUC and Meridian Institute renew MOU

The African Union Commission and Meridian Institute, USA, have renewed the Memorandum of Understanding that was originally signed by both parties in September 2012 on the Partnership for Aflatoxin Control in Africa (PACA) on January 14, 2014. This day did not only mark the renewal of the MoU but also the signing of a grant agreement to the tune of US$ 1.2 million between the two parties to support PACA Secretariat operational and programmatic activities in 2014. The MoU and grant agreement were signed by the Commissioner for Rural Economy and Agriculture, Her Excellency Tumusiime Rhoda Peace, on behalf of the AUC, and by Senior Partner of Meridian Institute, Mrs. Barbara Stinson. They both emphasized the importance of this partnership and the continued fight against the aflatoxin problem in Africa.

2014: Year of Agriculture and Food Security launched at the AU Summit

During the July 2012 summit of the African Union, Heads of State and Government declared 2014 as the "Year of Agriculture and Food Security in Africa" also marking the 10th anniversary of the adoption of the Comprehensive Africa Agriculture Development Programme (CAADP).

On 30 January 2014, the Year of Agriculture and Food Security was launched at the 22nd AU Summit of Heads of State and Governments. The newly elected AU Chairperson, president of the Islamic Republic of Mauritania, noted that this comes at an important time for Africa as the AU discusses the African Agenda 2063 that looks  into inclusive growth and sustainable development on the continent. As most African countries rely on agriculture for their livelihoods, the chairperson emphasized, this year will be a great opportunity to focus on the transformation of the agriculture sector for prosperity, growth and sustainable development in Africa. As 2014 also marks the 10th anniversary of CAADP, it is a year where all stakeholders will reflect on the successes and failures of CAADP and be able to map out the targets for the next decade.

Diourbel : Tests concluants de la Dpv contre l’aflatoxine

La Direction de la protection des végétaux (Dpv), dans le cadre de son programme d’élimination de l’aflatoxine, s’est réjouie des résultats obtenus au terme de la phase test qui a permis le traitement de 600 hectares dans huit villages aux alentours de Tawfekh.
Une visite de terrain des responsables de ce programme qui a démarré depuis 2010 a permis de se rendre compte de son efficacité. Selon eux, la lutte contre l’aflatoxine se fait à base d’un champignon produit au Sénégal sous la supervision de la Direction de la protection des végétaux (Dpv), avec le soutien de l’Institut international tropical d’Ibadan (IETA, au Nigeria), l’Université d’Arizona (Etats-Unis d'Amérique) et d’autres partenaires américains. Il consiste à utiliser ce champignon pour éliminer l’aflatoxine, cette substance cancérigène qui se trouve dans la graine d'arachide.

Amadou Lamine Senghor, Docteur en phytopathologie à la Direction de la protection des végétaux (Dpv), révèle que « la lutte se fait à partir du champ, après le dernier sarclage. L’épandage est fait dans le champ et le champignon accompagne l’arachide jusqu’au magasin ». Pour le technicien, les résultats sont probants car ils  vont jusqu’à une réduction à 90% du taux d’aflatoxine en analysant les graines qui ne sont pas triées. Et quand on procède au triage, on se retrouve avec 0% de contamination. Un résultat qui, a dit M. Senghor, est important pour la santé des populations qui consomment l’arachide, mais aussi qui va booster sa commercialisation à l’international ».

L’aflatoxine est responsable de certains types de cancer et constituait une barrière pour l’exportation de l’arachide dans certains pays. D’ailleurs, l’infirmier chef de poste de Sessène révèle : « Il y a des cas qui sont détectés dans la zone et qui sont référés au niveau supérieur pour une meilleure prise en charge ». Les producteurs d'arachide de Tawfekh, Sessène et les villages environnants se sont félicités de la réussite du programme. Pour Adama Ngom de Sessène, ce produit leur a apporté beaucoup de bien, car il n’y a plus de « guerté Sabou » et les rendements ont augmentés. Les autorités doivent trouver les voies et moyens de soutenir la production et de l’étendre au reste du pays.

Les résultats du programme d’élimination de l’aflatoxine loués

Les producteurs d’arachide de Tawfekh, un village situé dans la périphérie sud-ouest de la ville de Diourbel (Centre), ont loué vendredi les résultats du programme d’élimination de l’aflatoxine, plaidant pour le développement d’un marché capable de soutenir le coût du produit servant à éliminer cette substance cancérigène contenue dans la graine d’arachide.

Le programme d’élimination de l’aflatoxine existe depuis 2010 et utilise une méthode de lutte biologique. Un champignon produit au Sénégal est utilisé pour éliminer cette substance cancérigène et contenue dans la graine d’arachide.

Supervisé par la Direction de protection des végétaux (DPV), le programme est mis en œuvre avec le soutien de l’Institut international tropical d’Ibadan (IETA, au Nigeria), l’Université d’Arizona (Etats-Unis d’Amérique) et d’autres partenaires américains.

« On a fait des résultats qui peuvent nous donner des réductions pouvant atteindre 90% du taux d’aflatoxine contenu dans l’arachide ou le maïs. Si on trie les graines, on se retrouve avec zéro pour cent de contamination », a soutenu Amadou Lamine Senghor de la DPV, au terme d’une visite de terrain, à Tawfekh.

Aussi ces résultats sont-ils d’une grande importance pour la santé des populations, mais aussi pour l’économie rurale bridée en partie par les barrières européennes reposant sur la problématique de l’aflatoxine. Il s’agit d’une toxine responsable de certains types de cancer, a-t-il rappelé.

« L’aflatoxine est une toxine qui a eu des conséquences très néfastes sur l’économie de l’arachide au Sénégal, mais aussi sur la santé des populations. Elle est devenue un problème de santé publique, de nos jours », a souligné M. Senghor.

Il s’est réjoui des résultats obtenus par le programme, au terme d’une phase-test de quatre ans. Quelque 600 hectares ont été traités en 2013 dans huit villages environnants de Tawfekh et 16 villages situés dans le département de Nioro, dans la région de Kaolack (Centre), selon les responsables du programme d’élimination de l’aflatoxine.

Regional workshop on the aflatoxin challenge in West African States – ECOWAS

The Economic Community of West African States (ECOWAS) in collaboration with the African Union Commission through the PACA initiative, held a workshop from 18-20 November in Accra, Ghana. The workshop aimed to identify regional priorities to address aflatoxin related issues in the West African region.

Over forty experts from the various sectors of agriculture, trade and health attended this event. Representatives from various countries were also present. The ECOWAS workshop also benefited from the experiences of other Regional Economic Communities like the Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA) that shared its experience in established structures and mechanisms in implementing and coordinating SPS capacity development programmes. ECOWAS is one of the most advanced REC in implementing a Regional Agricultural Policy (ECOWAP) which has derived from the continental framework, the Comprehensive Africa Agriculture Development Programme (CAADP). The region has also made major advances in addressing food insecurity through various initiatives within the region. Furthermore, ECOWAS has developed several regulatory frameworks on Sanitary and Phystosanitary (SPS) issues as well as others that will provide a competitive edge for the region’s agricultural products and attain food security in the region.

During the workshop, expert recommendations from all three sectors were made in order to address the aflatoxin challenge in West Africa as well as calling for coordinated efforts to manage the risks to each sector and economic development as a whole. During the workshop, several cross-cutting interventions were made such as creating public awareness, building capacity in countries, creation of markets for aflatoxin safe commodities, and continuous research. Experts urged policy makers to mainstream aflatoxin issues into the relevant regional and national frameworks.

Aflatoxin Challenge in Eastern and Southern Africa—COMESA

The Common Market of Eastern and Southern Africa (COMESA), in collaboration with the Partnership for Aflatoxin Control in Africa (PACA) of the African Union, U.S. Agency for International Development (USAID), and other institutions, is organizing a regional workshop on the aflatoxin challenge in Eastern and Southern Africa.

The workshop’s main objectives will be to sensitize key stakeholders on the aflatoxin challenge in the region, to assess current efforts to mitigate aflatoxins, as well as setting regional priorities. This will enable COMESA countries to develop regional action plans on aflatoxin control to further strengthen regional and intra-regional trade as well as protect human health. The workshop will be held in Lilongwe, Malawi from 11-13 March 2014.

PACA Aims to Develop an Electronic Data Management System for Aflatoxins

One of PACA’s main roles identified within its Strategy 2013-2022, is to act as an information clearing house. PACA is therefore developing an electronic aflatoxin data management system that will serve as a “one stop shop” for information related to aflatoxins. On the margins of the ECOWAS workshop in Accra, Ghana (see page 1), PACA convened a meeting of experts to develop methodology to successfully implement an electronic data management system in AU Member States. The e-data management system will be used mainly for promoting public awareness, advocacy and communication on aflatoxin prevalence and risk, promoting regional and intra-regional trade, generating evidence to inform interventions, as well as providing information on early warning systems for aflatoxin outbreaks. This system will be hosted by the current Animal Resource Information System (ARIS II) of the African Union Inter-Africa Bureau for Animal Resources (AU-IBAR). ARIS II is a decentralized information management system which enables AU member states to be self-sufficient in standardized and swift information flow at all levels. ARIS II allows for different modules to be built (i.e., an aflatoxin module) and fed information. This information will come from existing structures at country and regional levels as well as relevant organizations. Information is gathered and fed into the system at all levels from the farm, district, province, nation as well as regional and others.

Pages

Subscribe to RSS - News