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Thème 5 : La sensibilisation du public, le lobbying et la communication

La connaissance des aflatoxines en Afrique est généralement faible, ce qui nuit gravement aux tentatives d'améliorer la gestion et le contrôle de l'aflatoxine.

Les petits fermiers et autres acteurs de la chaîne de valeur ne connaissent généralement pas les dangers qu'elle présente et les mesures qu'ils peuvent prendre pour limiter la contamination. Les consommateurs ne savent pas que les aliments du quotidien peuvent leur nuire à long terme. Les agents de santé sont rarement équipés pour diagnostiquer et traiter les maladies liées à l'aflatoxine, en particulier celle dues à une longue exposition à des taux faibles ou modérés d'aflatoxines. Les décideurs politiques tendent à ne pas accorder de priorité à la lutte contre l'aflatoxine et à la prévention d'autres problèmes de sécurité alimentaire.

Les scientifiques et les experts en communication doivent fournir des informations claires et éprouvées sur les aflatoxines à l'usage de chacun de ces groupes cibles. Les supports de communication doivent être faciles à comprendre et expliquer clairement les dangers potentiels sans pour autant causer de panique inutile. Ils doivent aussi élaborés de manière à pouvoir être adaptés et partagés, avec pour but de toucher le plus large public possible.

Pour atteindre ces objectifs, PACA et ses partenaires vont mettre au point un ensemble de mesures de lobbying et de communication. Ces mesures tournent autour de deux grands objectifs :

  • Sensibiliser le public aux risques de l'aflatoxine et comment les traiter
  • Stimuler les réponses politiques et la volonté politique

Sensibiliser le public aux risques de l'aflatoxine et comment les traiter

Il faut des informations claires tout au long de la chaîne de valeur. Les petits exploitants agricoles, les négociants, les transporteurs, les sociétés de transformation, les sociétés de stockage, les détaillants et les grands distributeurs seront tous à même de prendre de meilleures décisions s'ils sont pleinement informés des risques liés à l'aflatoxine et de leur gestion.

Le PACA établit une stratégie d'information et de promotion d'un changement de comportement chez les acteurs tout au long de la chaîne de valeur. Cette stratégie sera guidée par la base et nécessite des études d'évaluation.

En collaboration avec les partenaires locaux, le PACA va ensuite mettre au point les supports de communication adaptés localement et ciblés selon les publics. Ces supports seront testés et évalués afin de découvrir quelles approches fonctionnent le mieux (par exemple, pour savoir si différentes approches sont nécessaires pour toucher les hommes et les femmes). Cela entraînera la création de modèles contenant des informations simples et précises sur la lutte contre l'aflatoxine à traduire dans les différentes langues selon les besoins.

Renforcer les politiques et la volonté politique

Les décideurs politiques ont besoin d'une meilleure compréhension de l'importance et de l'étendue des aflatoxines en Afrique, des avantages potentiels d'un meilleur contrôle et des interventions politiques nécessaires. Cela permettra aux décideurs de tous les niveaux (local, national, régional et continental) de prendre des décisions mieux informées et rationnelles sur ce qui doit être fait et comment et sur les ressources nécessaires.

Le Partenariat compile des données indiscutables pour démontrer le coût, à la fois économique et en termes de santé publique, des niveaux actuels de contamination. Des notes fondées sur les faits seront préparées afin de clairement décrire le problème et ses solutions potentielles, ainsi que les avantages associés à ces solutions (santé publique, accroissement des exportations).

Les décideurs politiques seront également ciblés directement. Par exemple, le PACA prévoit de travailler avec des comités parlementaires de l'agriculture pour s'assurer qu'ils comprennent bien le problème et sauront mettre en place la législation requise et allouer des budgets adéquats. De la même manière, la Commission de l'Union Africaine, les Communautés Economiques Régionales du continent et les partenaires de développement seront correctement informés et donc en mesure de prendre des décisions et allouer des ressources en conséquence.